Rare paire de fauteuil moderniste circa 1930.

Cette paire de fauteuil moderniste est caractéristique des créations de l'UAM.

Elle a été recouverte de cuir de veau confectionné avec une surpiqure sellier.

 

L'Union des artistes modernes, abrégé par le sigle UAM, est un mouvement d'artistes décorateurs et d'architectes fondé en France le 15 mai 1929 par Jean Prouvé, Charlotte Perriand, Charles Édouard Jeanneret (Le Corbusier), Pierre Jeanneret et Robert Mallet-Stevens. Stoppée par la Seconde Guerre mondiale, l'UAM reprend ses activités avec les expositions Formes utiles à partir de 1949. L'UAM s'arrête définitivement en 1958 mais les expositions « Formes utiles » se prolongent et sont à l'initiative du Centre de création industrielle en 1969.

 

L'UAM a été fondée après une négociation manquée pour l'organisation du salon des artistes décorateurs de 1929 : les futurs membres, pour la plupart proches de l'architecture et unis depuis 1925, trouvent l'espace qui leur est accordé inadapté et insuffisant et décident de s'émanciper de la société des artistes décorateurs en organisant une structure et des événements indépendants.

Ils fondent un comité directeur avec Hélène Henry, René Herbst, Francis Jourdain, Robert Mallet-Stevens (président) et Raymond Templier (secrétaire). Parmi les membres fondateurs de ce projet se trouvent les frères Jean et Joël Martel, Charlotte Perriand et Gustave Miklos.

Les membres de ce mouvement s'émancipent des notions décoratives pour se concentrer sur la fonction, la structure et exploiter les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques afin de les adapter à une vision moderne et revalorisée des arts décoratifs.

L'approche artistique de l'UAM trouve son origine dans des expressions et manifestations d'artistes depuis 1903 : Francis Jourdain, au sein du salon d'automne de 1903, invite des peintres, des sculpteurs et des décorateurs. Les commissaires déclarent « Ici, il n'y a pas de hiérarchie entre art majeur et art mineur. ». En 1910, le Salon d'automne invite les ateliers de Munich, qui s'appuient sur un réseau de coopératives, allié à des industriels.

À la création de l'UAM, de nombreuses critiques sont émises contre l'Union et ses artistes : « Notre art décoratif si émouvant et si tendre, au lieu de continuer dans le sens de sa magnifique imperfection vivante, défaillit soudainement dans l'horrible perfection morte : le cube [propos prêtés à Paul Iribe]. » ; « Un mouvement venu de l'étranger qui se propage et menace de détruire tout ce qui a fait jusqu'ici la réputation universelle de notre art [propos prêtés à Thiébault-Sisson]. »

Ces attaques conduisent à la publication d'un manifeste rédigé, au nom de l'UAM, par Louis Chéronnet, critique d'art. Il exprime l'idée que l'art évolue comme la société : « Cette crise qui sévit sur l'artisanat et le commerce d'art n'est qu'une conséquence de la crise générale qui, dans le monde entier, atteint toutes les classes de la société et toutes les activités productrices ». Il affirme que l'art doit être social : « L'art moderne est un art véritablement social. Un art pur, accessible à tous et non une imitation faite pour la vanité de quelques-uns ». Il s'oppose à une quelconque hiérarchie dans les disciplines artistiques : « Confondre les arts mineurs et les arts majeurs, telle est, à notre sens, la première tâche de l'esthétique nouvelle ». Il s'oppose à la distinction entre artisans et artistes et souhaite les relations avec l'industrie et l'utilisation des techniques modernes.

 

 

 

 

Paire de fauteuil moderniste

  • Travail Français

    Palissandre et cuir de veau

    Dimensions : Environ L51 x P82 x H80cm

  • La galerie est membre de la FNEPSA (Fédération Nationale des Experts Professionnels Spécialisés en Art) , de la CEDEA (Confédération Européenne Des Experts d'Art) et du SNCAO (Syndicat National du Commerce de l'Antiquité et de l'Occasion)

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